La dernière frontière

Sous nos archipels, le vent

L’Antarctique (surtout la péninsule, plus accessible) est devenu une destination de choix pour touristes fortunés ayant soif de nouveauté et un sentiment d’urgence à découvrir des contrées menacées par le dérèglement climatique. Si on recensait moins de 5 000 visiteurs en 1990, sur une saison entre novembre et février (le reste de l’année étant trop froid et trop englacé pour naviguer), ils étaient plus de 50 000 en 2019.

Pendant la pandémie, les croisières sont maintenues malgré tout avec moins de passagers, et les réservations grimpent pour la prochaine saison. Pour aller toujours plus loin et ralonger la période d’exploitation, un premier brise-glace touristique a été construit et vient d’effectuer ses premières navigations cette année. Tandis qu’ailleurs, d’autres compagnies équipent dans des hélicoptères et/ou sous-marins embarqués.

Le continent blanc, plus vaste désert du monde et premier touché par le réchauffement climatique, est pour certains la dernière frontière qu’il faut à tout prix atteindre avant qu’elle ne disparaisse sous sa forme actuelle.

Un tourisme de l’extinction, à apprécier entre deux coupes de champagne..


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